Droit de propriété

L’Afrique du Sud sur le mauvais chemin ?

Depuis la fin de l'apartheid au milieu des années 90, l'Afrique du Sud a été saluée comme un champion de la lutte pour la justice et l'égalité. Dans l’Index 2018de liberté économique de la Heritage Foundation, l’Afrique du Sud a été classée «modérément libre». Son score de liberté a augmenté de 0,7 point en raison d’améliorations importantes de la liberté d’investissement et de l’efficacité judiciaire. Cependant, cette image pourrait changer. Depuis son accession au pouvoir, le président Cyril Ramaphosa a réagi aux pressions économiques dans son pays en se joignant à l'extrême gauche pour réclamer l'expropriation sans compensation des terres des fermiers blancs.

Pas de droits de propriété, pas d’investissements !

Le président d’Afrique du Sud, Ramaphosa, a récemment envoyé quatre personnes chargées de la promotion des investissements étrangers. Leur mission était de lever 100 milliards de dollars d’investissements au cours des cinq prochaines années. L’un de ces émissaires, l’ancien ministre des Finances, Trevor Manuel, s’est étonné que la question foncière soit un réel frein pour les investisseurs. Cela semblait pourtant évident alors que l'article 25 de la Constitution doit être amendé, supprimant ainsi la garantie des droits de propriété. Pourquoi un investisseur rationnel choisirait-il de mettre en péril son argent et ses biens en investissant en Afrique du Sud?

Afrique du Sud : une tradition de violation de la propriété

Les tragédies, telles que le racisme légalisé et le manque de respect des droits individuels et de propriété, sont généralement fabriquées par des individus ayant des intentions politiques malveillantes. L'adoption de la Loi de 1913 sur les terres autochtones (Natives Land Act) est un exemple historique de ce genre de manipulation politique et ces conséquences tragiques se poursuivent aujourd’hui. Malheureusement, les Sud-Africains semblent être sur le point de redevenir victimes du même genre de manipulation politique.

Afrique : La propriété privée n’est pas une création importée

Il existe des intellectuels «critiques» qui remettent en question la légitimité de l'institution de la propriété privée. Ils jugent idéologiquement la propriété plutôt que factuellement. La propriété privée n'est pas une idée importée de «l'Occident». Il s’agit juste d’un corollaire de la nature humaine.

Nigeria : les droits de propriété pour stimuler la croissance

Hayek disait que « La loi, la liberté et la propriété sont un trio inséparable ». Il existe trois dimensions relatives aux droits de propriété: 1) l’environnement juridique et politique, 2) les droits de propriété physique, 3) les droits de propriété intellectuelle. La dimension traitée dans cet article concerne les droits de propriété physique. Ici les droits de propriété peuvent être définis comme l'ensemble des lois créées par le gouvernement d'un pays pour définir comment les individus peuvent posséder, faire fructifier et aliéner les biens. Un droit de propriété est le droit définitif et inaliénable de contrôler l’usage des ressources d’une propriété.