Ibrahim Anoba

Afrique : comprendre la longévité de la tontine

Qu’il s’agisse de Susu (Ghana, Togo), Chilemba (Kenya, Zambie, Zimbabwe, etc.), Esussu (Nigéria, Libéria), les variantes d’appellations du système de tontine en Afrique sont diverses et variées.  Il s’agit toujours d’un système d'épargne-crédit informel axé sur la communauté qui est antérieur au système bancaire moderne. Il est commun chez toutes les catégories de personnes : des commerçants, des étudiants, etc. Autrement dit, il s’agit d’un groupe d'intérêt commun avec la finance en son centre.

Les 4 facteurs expliquant la faible compétitivité de l’Afrique.

Dans le dernier rapport sur la compétitivité mondiale, sur les indicateurs responsables de la productivité et de la croissance à long terme, les pays africains sont mal classés. Sur les 140 pays étudiés, l’économie africaine la mieux classée est Maurice au 49ème rang, puis l’Afrique du Sud à la 67ème place. La majorité des autres pays africains croupissent dans le tiers inférieur du classement. Cette médiocre performance, sur l’un des principaux indices de mesure du progrès économique, confirme la situation déplorable dans laquelle se trouve l’économie africaine, du moins en ce qui concerne le passé récent. Il y a quatre principaux facteurs à l’origine de ce déficit de compétitivité.

Les dirigeants africains sont-ils trop vieux pour gouverner ?

Les décideurs et les économistes ont toujours cherché les raisons des piètres résultats économiques en Afrique. La question est pertinente sachant que différents rapports montrent non seulement à quel point l'Afrique est en retard par rapport au reste du monde, mais interpellent sur certaines tendances économiques dangereuses. Malheureusement, parmi toutes les raisons identifiées, un facteur a été négligé : l'âge incroyable de certains dirigeants africains et son impact possible sur la qualité de leur leadership.

Développement de l’Afrique : 5 erreurs à éviter

La promesse d'investissements de 5,1 milliards de dollars de la Première ministre britannique Theresa May, suivie de celle du président chinois Xi Jinping de 60 milliards de dollars de prêts et d'aide, témoignent de l’intérêt porté à l'Afrique. Cependant, la manière d’aider l’Afrique est mal comprise par l’Occident. L’approche de développement à adopter, ainsi les politiques à mettre en œuvre, sont des points sur lesquels les dirigeants africains et leurs partenaires se sont trompés depuis des années. Comment?

L'Afrique n'a pas de racines communistes !

L’absence d’idéologies claires dans les sociétés africaines traditionnelles a amené plusieurs historiens à penser que l’Afrique précoloniale n’avait pas vraiment de modèle régissant les comportements, à l’exception de quelques pratiques ancestrales. Des historiens tels que George Dalton[1] ont souligné l’incapacité des écrivains occidentaux à établir des parallèles clairs entre les systèmes économiques des sociétés africaines traditionnelles et les grandes théories développées à l’Ouest.