Chofor Che

CEMAC : Sortir du bourbier de l’urbanisation anarchique

La Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) est une organisation des États de l'Afrique centrale créée par le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale et le Gabon, pour promouvoir l'intégration économique entre les pays qui partagent une monnaie commune, le franc CFA. Les objectifs de la CEMAC sont la promotion le commerce, la mise en place d'un véritable marché commun, et une plus grande solidarité entre les peuples et vers les pays et régions les plus démunis.

Afrique : Quelle alternative à la sécession des États ?

Avant l'indépendance il y a eu une vague de tendances sécessionnistes dans le monde et particulièrement en Afrique. On se souvient, des anglophones et des francophones au Cameroun ou encore du cas de Zanzibar et de la Tanzanie, toujours sous surveillance du gouvernement tanzanien. En Europe le cas du Royaume-Uni et de l'Espagne sont parlant. Au regard du chaos qui a frappé le Sud-Soudan après sa sécession du Soudan, la question qui se pose est : les Africains devraient-ils continuer dans la logique sécessionniste ou renforcer l’unité africaine? Y a-t-il des alternatives à la sécession entre les deux?

Retard de la coopération sud-sud en Afrique

L’organisation des Nations Unies (ONU) célèbre le 12 septembre de chaque année la journée mondiale de la coopération Sud-Sud. L'ONU a créé une unité pour la coopération Sud-Sud pour promouvoir la collaboration au sein de ses institutions, ainsi que le commerce et l’investissement Sud-Sud. Pourtant, l'idée de la coopération Sud-Sud n'a commencé à s’imposer qu'à la fin des années 1990. Ce phénomène est maintenant bien connu sous le label de la coopération Amérique du Sud-Afrique (ASA), principalement en raison du spectre géographique.

L’aide : obstacle à la croissance et au développement de l’Afrique centrale

L'Afrique subsaharienne est le plus grand bénéficiaire de l'aide publique. La plupart de cette aide va aux États de l'Afrique centrale tels que le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo, le Congo Brazzaville, le Gabon et la Guinée équatoriale. Pourtant, ces États demeurent les plus pauvres du monde. Comment comprendre un tel paradoxe?

Urgente nécessité de mise à niveau des ports africains

La congestion dans les ports africains constitue un sérieux problème. La Banque mondiale reconnaît que l'Afrique sub-saharienne présente un déficit d'infrastructure grave estimé à environ 48 milliards de dollars par an, ce qui fait obstacle à la compétitivité du continent et donc à la croissance économique. À l'exception de Durban, le délai d’attente d’une cargaison (le nombre de jours qu’une cargaison passe dans les ports) est en moyenne de 20 jours dans les ports africains, contre 3 à 4 jours dans la plupart des autres ports internationaux. Aucune des tentatives antérieures pour résoudre ce problème n’a abouti.